Solitude après 60 ans : 9 façons simples de rester en contact
Après 60 ans, les relations sociales peuvent changer et entraîner un sentiment de solitude après 60 ans. La retraite modifie les habitudes, un déménagement éloigne des repères familiers, tandis qu’un deuil ou des problèmes de santé peuvent réduire les occasions de voir les autres.
Ces transitions sont fréquentes, mais elles peuvent parfois créer un sentiment de solitude, même lorsque l’on est entouré.
À l’inverse, vivre seul ne signifie pas nécessairement être isolé. Certaines personnes seules conservent des relations régulières et satisfaisantes, tandis que d’autres peuvent se sentir déconnectées malgré la présence de leur entourage.
Comprendre la différence entre la solitude et l’isolement est une première étape pour mieux faire face à la solitude après 60 ans.
La bonne nouvelle est qu’il n’est pas nécessaire de transformer entièrement sa vie sociale pour retrouver des liens. Un premier contact simple — un appel, une promenade ou une activité courte — peut déjà constituer une étape utile.
Voici neuf façons accessibles d’avancer progressivement, sans pression, et de renouer avec des relations qui soutiennent le bien-être après 60 ans.
Solitude et isolement : quelle différence?
⚖️ Solitude ≠ isolement
Se sentir seul et avoir peu de contacts avec les autres sont deux réalités différentes.
💭 Solitude
- Un sentiment de manque de lien ou de compagnie
- Peut survenir même lorsqu’on voit régulièrement d’autres personnes
- Peut être temporaire ou liée à une période de changement
- Peut donner envie de retrouver davantage de lien avec les autres
👥 Isolement social
- Peu de contacts ou d’interactions avec les autres
- Un réseau social qui peut devenir très limité
- Peut s’installer progressivement après une retraite, un déménagement ou une perte
- Peut réduire les occasions de partager et de participer à la vie sociale
La solitude et l’isolement sont souvent confondus, mais ils ne décrivent pas la même réalité.
La solitude est avant tout un sentiment : celui de manquer de proximité, de compagnie ou de connexion avec les autres. L’isolement social correspond plutôt à une réduction réelle des contacts ou des interactions, qu’ils soient familiaux, amicaux ou communautaires.
Ces deux situations peuvent se présenter ensemble, mais ce n’est pas toujours le cas. On peut vivre seul et se sentir bien entouré grâce à des relations régulières et satisfaisantes. À l’inverse, il est possible de voir des gens fréquemment sans ressentir de véritable proximité.
La solitude peut être temporaire, liée à un changement de vie, ou devenir plus persistante. Elle mérite une attention particulière lorsqu’elle affecte l’humeur, le sommeil, l’alimentation, la motivation ou les activités quotidiennes.
Cette distinction aide à comprendre ce qui manque réellement : des contacts plus fréquents, des relations plus profondes, une activité régulière ou simplement le sentiment d’appartenir à un groupe.
Pourquoi les contacts sociaux restent importants après 60 ans

Les relations sociales contribuent au bien-être mental et à la qualité de vie. Elles peuvent apporter :
- un sentiment d’appartenance;
- du soutien moral;
- des occasions de partager ses préoccupations;
- une motivation à sortir de chez soi;
- une routine agréable;
- un accès plus facile à de l’aide en cas de besoin.
Les contacts sociaux peuvent également encourager la participation à des activités physiques, culturelles ou communautaires. L’Institut national de santé publique du Québec inclut d’ailleurs la participation sociale parmi les facteurs associés à la santé cognitive des personnes aînées.
Consultez les travaux de l’INSPQ sur la santé cognitive.
Cela ne signifie pas qu’il faut avoir un agenda rempli. Une relation régulière et significative peut apporter davantage qu’un grand nombre de rencontres superficielles.
Pour approfondir la dimension émotionnelle, consultez aussi notre article sur le bien-être mental après 60 ans.
9 façons simples de
retrouver du lien après 60 ans
Il n’est pas nécessaire de bouleverser son quotidien. Quelques gestes simples peuvent progressivement créer davantage d’occasions de partager, d’échanger et de se sentir entouré.
Reprendre contact
Un ancien ami, un membre de la famille ou une connaissance peut parfois être heureux de renouer le contact.
Créer un rendez-vous régulier
Un café, un appel ou une promenade chaque semaine crée un repère agréable dans le quotidien.
Inviter à marcher
Une promenade à deux offre une façon naturelle de passer du temps ensemble sans avoir besoin d’organiser une activité.
Rejoindre un petit groupe
Une activité en petit groupe permet de rencontrer régulièrement les mêmes personnes et de créer progressivement des liens.
Faire du bénévolat
Donner un peu de son temps permet de se sentir utile tout en partageant des moments avec d’autres personnes.
Participer à une activité locale
Un atelier, une bibliothèque, un club ou une activité de quartier peut devenir une nouvelle occasion de rencontre.
Utiliser les outils numériques
Un appel vidéo, un groupe familial ou quelques messages peuvent maintenir le contact lorsque les proches sont éloignés.
Créer un lien intergénérationnel
Échanger avec une personne plus jeune peut apporter de nouvelles conversations, des idées et des occasions de partage.
Demander de la compagnie
Dire simplement que l’on aimerait être accompagné peut parfois ouvrir la porte à une rencontre ou à une activité partagée.
1. Reprendre contact avec une personne connue
Revenir vers quelqu’un que l’on connaît déjà est souvent plus simple que de rencontrer une personne nouvelle. Il peut s’agir d’un ancien ami, d’un membre de la famille, d’un voisin ou d’un ancien collègue.
Il n’est pas nécessaire de trouver une longue explication pour justifier ce retour. Un message simple peut suffire :
Je pensais à toi aujourd’hui. Cela me ferait plaisir de prendre de tes nouvelles.
Ce premier pas peut ouvrir la porte à une conversation, un appel ou une rencontre courte. Même si la personne répond plus tard ou n’est pas disponible, cette démarche vous aura permis de faire un premier pas.
2. Créer un rendez-vous régulier
La régularité facilite les relations. Elle évite de devoir organiser une nouvelle rencontre chaque fois et crée un repère rassurant dans la semaine.
Vous pourriez prévoir :
- un appel chaque dimanche;
- un café le mercredi;
- une promenade hebdomadaire;
- un repas partagé une fois par mois;
- un échange de messages chaque matin.
Le rendez-vous n’a pas besoin d’être long. Ce qui compte, c’est sa régularité et le plaisir qu’il procure. Si votre énergie varie, prévoyez une solution plus simple : un appel plutôt qu’une sortie, ou une rencontre de 30 minutes plutôt qu’un après-midi complet.
3. Inviter quelqu’un à marcher
La marche est une activité simple, peu coûteuse et facile à adapter selon l’énergie du jour. Elle peut être écourtée si la fatigue apparaît ou prolongée si la conversation est agréable.
Vous pouvez proposer :
- une courte promenade dans le quartier;
- un tour dans un parc;
- une marche jusqu’à un café;
- une promenade dans un centre commercial lorsque la météo est mauvaise.
L’objectif de cette suggestion est social. Il ne s’agit pas de suivre un programme sportif, mais de créer une occasion de parler et de sortir de chez soi.
Pour des conseils sur le mouvement adapté, consultez notre guide pour bouger après 60 ans. Vous pouvez aussi découvrir les conseils sur la prévention des chutes après 60 ans si l’équilibre ou la peur de tomber limitent vos sorties.
4. Rejoindre un petit groupe
Les petits groupes sont souvent moins intimidants que les grands événements. Ils permettent de rencontrer des gens dans un cadre calme, structuré et prévisible.
Vous pourriez essayer :
- un club de lecture;
- un atelier créatif;
- un groupe de marche;
- un cours de cuisine;
- une activité de bibliothèque;
- un groupe de jeux;
- un atelier d’écriture ou de photographie.
Il est préférable de choisir une activité qui vous intéresse réellement. Le sujet de l’activité fournit déjà un point de départ à la conversation et réduit la pression de devoir parler immédiatement de soi.
Participer à un groupe régulier aide aussi à reconnaître progressivement les mêmes visages. Les liens se construisent souvent par petites conversations répétées plutôt que lors d’une seule rencontre.
5. Faire du bénévolat
Le bénévolat peut offrir des contacts réguliers et le sentiment de contribuer à la communauté. Il permet aussi de rencontrer des personnes qui partagent certaines valeurs ou certains intérêts.
Pour commencer en douceur :
- choisissez une courte période;
- acceptez une tâche précise;
- privilégiez une activité proche de votre domicile;
- demandez une explication claire du rôle;
- commencez par quelques heures plutôt qu’un engagement important.
Vous pouvez vous orienter vers une bibliothèque, une banque alimentaire, un organisme communautaire, une activité culturelle ou une association locale.
Un engagement modeste peut déjà apporter une structure à la semaine. Il n’est pas nécessaire d’accepter une responsabilité importante pour que le bénévolat soit significatif.
6. Participer à une activité locale
Les activités proches du domicile sont souvent plus faciles à intégrer dans une routine. Elles peuvent être proposées par :
- les centres communautaires;
- les bibliothèques;
- les organismes pour aînés;
- les associations culturelles;
- les municipalités;
- les groupes religieux ou spirituels;
- les résidences et maisons de quartier.
Avant de vous inscrire, vérifiez :
- la durée de l’activité;
- le coût;
- l’accessibilité du lieu;
- les possibilités de transport;
- le nombre de participants;
- la possibilité de faire un essai.
Les obstacles à la participation sociale peuvent accentuer le sentiment de solitude. Les transports, l’accessibilité, l’état de santé et le manque d’information peuvent tous influencer la possibilité de participer. Consultez les informations du gouvernement du Canada sur les initiatives destinées aux aînés.
7. Utiliser les outils numériques
La technologie peut compléter les contacts en personne, particulièrement lorsque les déplacements sont difficiles ou que les proches vivent loin.
Elle permet notamment :
- les appels vidéo;
- les messages;
- les groupes familiaux;
- le partage de photos;
- les invitations à des activités;
- la création d’un calendrier de contacts.
Si les outils numériques vous semblent compliqués, demandez à un proche, à une bibliothèque ou à un organisme communautaire de vous montrer une seule fonction à la fois.
La technologie ne convient pas à tout le monde et ne remplace pas automatiquement les contacts en personne. Elle peut toutefois maintenir un lien entre deux rencontres ou rendre un premier contact moins intimidant.
8. Créer un lien intergénérationnel
Les échanges entre générations peuvent être enrichissants pour les deux personnes. Ils ne doivent pas se limiter à demander de l’aide à un plus jeune.
Vous pouvez :
- cuisiner avec un membre de la famille;
- transmettre une recette ou une compétence;
- demander de l’aide pour utiliser un appareil numérique;
- raconter des souvenirs;
- regarder ensemble de vieilles photos;
- participer à une activité de quartier;
- apprendre quelque chose en retour.
Ces échanges valorisent l’expérience, créent des conversations naturelles et renforcent le sentiment d’être utile. Ils peuvent aussi rapprocher des membres de la famille qui ne prennent pas souvent le temps de se parler.
9. Demander à quelqu’un d’accompagner le premier pas
Participer seul à une activité peut être intimidant. Demander un accompagnement temporaire peut rendre la démarche plus confortable.
La personne qui vous accompagne peut :
- téléphoner avec vous;
- vous accompagner à la première activité;
- rester seulement quelques minutes;
- vous présenter à une personne;
- vous aider à organiser le transport;
- vous attendre à la fin de la rencontre.
L’objectif n’est pas de dépendre durablement de cette personne, mais de faciliter le premier pas. Après une ou deux participations, vous vous sentirez peut-être suffisamment à l’aise pour y retourner seul ou proposer l’activité à quelqu’un d’autre.

Que faire quand on n’ose pas aller vers les autres?
Il est souvent plus efficace de progresser par petites étapes que de se forcer à participer immédiatement à une grande activité.
Plusieurs obstacles peuvent freiner la démarche :
- peur de déranger;
- timidité;
- perte de confiance;
- fatigue;
- difficulté à se déplacer;
- crainte de ne pas trouver sa place;
- mauvaises expériences passées;
- impression que les groupes sont déjà formés.
Une progression en cinq étapes peut aider :
- Envoyer un message à une personne de confiance.
- Téléphoner pendant cinq à dix minutes.
- Proposer une rencontre courte.
- Participer une seule fois à une activité.
- Décider ensuite si l’on souhaite recommencer.
Un refus ou une activité qui ne convient pas n’est pas un échec. Il est normal d’essayer plusieurs environnements avant de trouver celui qui vous met à l’aise.
Vous pouvez aussi vous donner une permission simple : partir après 20 minutes si vous êtes trop fatigué ou si l’activité ne vous convient pas. Savoir que vous pouvez écourter la rencontre réduit parfois l’appréhension.
🌿 Une progression sans pression
Retrouver du lien ne demande pas de changer toute sa vie. On peut commencer doucement, avec des actions simples qui deviennent peu à peu des habitudes.
💬 Faire le premier pas
Envoyer un message ou téléphoner à une personne que l’on connaît peut suffire pour rouvrir une porte.
☕ Créer un petit rendez-vous
Un café, une promenade ou un appel régulier permet de créer un repère agréable sans avoir besoin de prévoir de grandes sorties.
👥 Élargir progressivement
Une activité locale, un petit groupe ou le bénévolat peut offrir de nouvelles occasions de rencontrer des personnes.
🌱 Laisser le lien se construire
Il n’est pas nécessaire de créer immédiatement une nouvelle amitié. Quelques échanges réguliers peuvent déjà apporter davantage de présence au quotidien.
Où trouver des activités près de chez soi?
Commencez par les ressources qui connaissent bien votre quartier :
- bibliothèque;
- centre communautaire;
- municipalité;
- organisme pour personnes aînées;
- association culturelle;
- groupe de marche;
- organisme de bénévolat;
- résidence ou maison de quartier.
Appelez avant de vous déplacer pour vérifier les horaires, le coût, l’accessibilité et les possibilités de transport. Une activité intéressante devient beaucoup plus difficile à maintenir si elle est trop loin, trop coûteuse ou mal adaptée à votre énergie.
À Montréal, il peut être utile de rechercher les activités par arrondissement. Les ressources locales évoluent; vérifiez donc directement les informations auprès de l’organisme concerné avant de vous déplacer.
Quand la solitude après 60 ans devient-elle préoccupante?
La solitude n’est pas nécessairement un problème médical. Elle mérite toutefois une attention particulière lorsqu’elle devient persistante ou qu’elle s’accompagne d’un changement important dans la vie quotidienne.
Demandez conseil à un professionnel si :
- vous vous sentez triste ou découragé pendant plusieurs semaines;
- vous perdez l’intérêt pour des activités auparavant appréciées;
- vous dormez très mal ou beaucoup plus que d’habitude;
- votre appétit change de façon importante;
- vous évitez presque toutes les sorties;
- vous n’arrivez plus à effectuer certaines tâches;
- vous ressentez une anxiété importante;
- vous avez l’impression de ne plus avoir de raison de participer.
Après 70 ans, les changements de rythme, les pertes et les nouvelles préoccupations peuvent aussi fragiliser l’équilibre émotionnel. Notre article Bien-être mental après 70 ans propose des repères simples pour traverser ces périodes avec davantage de sérénité et de bienveillance envers soi-même.
Un médecin, un pharmacien, un intervenant psychosocial ou un organisme communautaire peut vous orienter vers le soutien approprié. Un professionnel de la santé pourra aussi évaluer les changements d’humeur, de sommeil ou d’appétit lorsqu’ils persistent.
Si vous avez des pensées de désespoir ou de vous faire du mal, demandez immédiatement de l’aide auprès des services d’urgence ou d’une ligne de crise de votre région.
🌿 Quand la solitude devient préoccupante
Se sentir seul de temps en temps est humain. C’est surtout lorsque ce sentiment s’installe et commence à peser sur le quotidien qu’il peut être utile de ne pas rester seul avec cette situation.
💭 Le sentiment s’installe
Vous vous sentez régulièrement seul, même lorsque vous avez encore quelques contacts autour de vous.
🚪 Vous vous isolez davantage
Vous avez de moins en moins envie de sortir, de rencontrer des personnes ou de participer aux activités que vous appréciez.
😔 Le quotidien devient plus lourd
Le manque de lien finit par peser sur le moral, le plaisir de faire des choses ou l’envie de prendre des initiatives.
🤝 Vous avez besoin de soutien
En parler à une personne de confiance ou rechercher un accompagnement peut être une première façon de ne plus porter cette situation seul.
Une première action cette semaine
Vous n’avez pas besoin de reconstruire toute votre vie sociale en quelques jours. Choisissez une seule action :
- envoyer un message;
- téléphoner à un proche;
- proposer une courte promenade;
- vous renseigner sur une activité locale;
- demander à quelqu’un de vous accompagner.
Un petit geste répété peut devenir un nouveau repère. Ce qui compte n’est pas de multiplier les contacts, mais de retrouver progressivement des relations dans lesquelles vous vous sentez écouté, respecté et à votre place.

🌿 Questions que beaucoup se posent
Vous n’êtes probablement pas le seul à vous poser ces questions. Voici quelques réponses simples pour vous aider à y voir plus clair.
Les changements liés à la retraite, à un deuil, à un déménagement ou à la santé peuvent modifier les relations sociales. Un sentiment de solitude occasionnel peut survenir, mais une solitude persistante qui affecte l’humeur ou les activités mérite d’être prise au sérieux.
Les activités régulières facilitent les nouvelles rencontres : club de lecture, marche, bénévolat, atelier ou activité communautaire. Commencez par un petit groupe qui correspond à vos intérêts.
Commencez par un contact à distance ou une courte rencontre avec une personne de confiance. Si le retrait devient durable ou s’accompagne de tristesse importante, parlez-en à un professionnel.
Non. Une personne peut vivre seule tout en ayant des contacts réguliers et satisfaisants. L’isolement concerne surtout une diminution des contacts et des interactions, tandis que la solitude décrit davantage un sentiment intérieur.




