Somnifères après 60 ans : comprendre les risques et découvrir les alternatives efficaces
Prendre un somnifère quand les nuits deviennent difficiles peut sembler être la solution la plus simple.
On s’endort plus rapidement, on espère moins se réveiller et, surtout, on retrouve parfois la sensation de pouvoir enfin dormir.
Mais lorsque le traitement se prolonge, une question peut finir par apparaître :
« Est-ce que j’ai vraiment besoin de ce médicament pour dormir ? »
Prendre des somnifères après 60 ans, cette question mérite d’être posée. Avec l’âge, l’organisme peut être plus sensible aux effets de certains médicaments, notamment les benzodiazépines et les médicaments apparentés utilisés comme somnifères.
Cela ne signifie pas qu’il faut arrêter son traitement seul, ni que tous les somnifères présentent exactement les mêmes risques.
En revanche, lorsqu’un traitement est utilisé depuis longtemps, il est pertinent de faire régulièrement le point avec un professionnel de santé.
La bonne nouvelle : il existe aussi des approches non médicamenteuses efficaces pour améliorer le sommeil et, dans certaines situations, accompagner progressivement une réduction du traitement.
🌿 Votre sommeil peut encore évoluer
Prendre un somnifère aujourd’hui ne signifie pas que vous devrez forcément en prendre toute votre vie. Une réévaluation du traitement, associée à de nouvelles habitudes de sommeil, peut ouvrir d’autres possibilités.
💊 Réévaluer son traitement
Avec votre médecin ou votre pharmacien, il est possible de vérifier si le traitement est toujours nécessaire et adapté à votre situation actuelle.
🌙 Retrouver de bonnes habitudes
Une heure de lever régulière, une soirée plus calme et l’exposition à la lumière naturelle le matin peuvent aider à retrouver un rythme de sommeil plus favorable.
🧠 Explorer la TCC-I
Pour l’insomnie chronique, la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie peut aider à agir sur les habitudes et les pensées qui entretiennent les difficultés de sommeil.
🌱 Avancer progressivement
Il n’est pas nécessaire de tout changer en même temps. Quelques ajustements réguliers peuvent déjà constituer un premier pas vers des nuits plus sereines.
Pourquoi les somnifères demandent-ils davantage de prudence après 60 ans ?
Les médicaments utilisés pour dormir ne sont pas tous identiques.
Parmi les plus connus figurent certaines benzodiazépines et des médicaments apparentés, parfois appelés « Z-drugs », comme le zolpidem ou la zopiclone.
Ils peuvent être utiles dans certaines situations et sur une période limitée. Le problème apparaît davantage lorsque leur utilisation devient prolongée, répétée ou insuffisamment réévaluée.
Avec l’âge, plusieurs facteurs peuvent également se combiner : sommeil naturellement plus fragmenté, sensibilité accrue aux effets sédatifs, autres médicaments pris en parallèle ou certaines maladies pouvant elles-mêmes perturber le sommeil.
C’est pourquoi un traitement qui était bien toléré auparavant peut nécessiter une nouvelle évaluation quelques années plus tard.
Pourquoi les somnifères demandent-ils
davantage de prudence après 60 ans ?
Avec l’âge, certaines personnes deviennent plus sensibles aux effets de certains somnifères. Trois points méritent particulièrement votre attention lorsque le traitement est pris régulièrement.
Somnolence et risque de chute
Certains somnifères peuvent provoquer une somnolence ou diminuer la vigilance, notamment le matin. Cela peut rendre les déplacements moins sûrs et augmenter le risque de chute.
Mémoire et concentration
Certains médicaments peuvent affecter la vigilance, la mémoire ou la concentration. Chez certaines personnes âgées, ces effets peuvent être plus marqués.
Tolérance et dépendance
Avec une utilisation régulière, certains somnifères peuvent entraîner une tolérance ou une dépendance. Le traitement peut alors devenir difficile à modifier sans accompagnement.
1. Somnolence, vigilance et risque de chute
Un somnifère peut laisser une certaine somnolence ou diminuer la vigilance le lendemain.
Chez une personne âgée, cela peut avoir des conséquences importantes.
Une démarche moins sûre, des réflexes ralentis ou des étourdissements peuvent augmenter le risque de chute, notamment lorsqu’on se lève la nuit pour aller aux toilettes.
Et après 60 ans, une chute peut parfois entraîner bien davantage qu’une simple contusion : fracture, perte de confiance, diminution de l’activité physique ou perte temporaire d’autonomie.
Le risque dépend toutefois du médicament, de la dose, de la durée du traitement et de la situation de chaque personne.
2. Mémoire et concentration peuvent être affectées
Certains somnifères peuvent provoquer une baisse de vigilance, des difficultés de concentration ou des troubles de la mémoire.
Chez certaines personnes âgées, ils peuvent également favoriser un état de confusion, particulièrement lorsqu’ils sont associés à d’autres médicaments ayant des effets sur le système nerveux central.
Cela ne signifie pas qu’une personne prenant un somnifère développera automatiquement des troubles de mémoire.
Mais lorsqu’une personne remarque un « brouillard mental », une somnolence inhabituelle ou des difficultés nouvelles de concentration, cela mérite d’être signalé au médecin ou au pharmacien.
3. Le risque de tolérance et de dépendance
Lorsqu’un médicament est pris régulièrement pendant longtemps, l’organisme peut progressivement s’y habituer.
Il peut alors arriver que l’efficacité ressentie diminue ou que la personne ait l’impression qu’elle ne peut plus dormir sans son comprimé.
Un autre phénomène peut également apparaître lors d’une diminution trop rapide : l’insomnie de rebond.
Les nuits peuvent alors temporairement devenir plus difficiles, ce qui renforce naturellement la peur d’arrêter.
« J’ai peur de ne plus dormir si j’arrête. »
Cette inquiétude est très compréhensible.
Elle ne signifie pas pour autant qu’une réduction est impossible. Elle montre surtout qu’il faut éviter de transformer l’arrêt en épreuve brutale.
Somnifères après 60 ans : faut-il forcément arrêter ?
Non.
La question n’est pas de dire que toute personne de plus de 60 ans devrait arrêter immédiatement son somnifère.
La bonne question est plutôt :
« Est-ce que ce traitement est toujours nécessaire, à cette dose et dans ma situation actuelle ? »
Une réévaluation avec le médecin ou le pharmacien permet de tenir compte de plusieurs éléments :
- depuis combien de temps le médicament est pris ;
- quelle dose est utilisée ;
- quels bénéfices sont réellement ressentis ;
- quels effets indésirables sont présents ;
- quels autres médicaments sont pris ;
- quelles sont les causes possibles des troubles du sommeil ;
- et quelles alternatives pourraient être mises en place.
Chez les personnes âgées, l’utilisation prolongée des benzodiazépines et médicaments apparentés mérite une réévaluation régulière, notamment pour vérifier que le traitement reste nécessaire et adapté.
La HAS recommande d’envisager une stratégie d’arrêt lorsque l’indication n’est plus valide.
Vous n’avez donc pas à choisir entre « continuer pour toujours » et « arrêter demain ».
Il existe une troisième voie : faire le point, avancer progressivement et travailler en parallèle sur le sommeil.
⚠️ Ne jamais arrêter brutalement un somnifère
Si vous prenez un somnifère régulièrement, son arrêt doit être réfléchi et progressif. Une diminution adaptée, accompagnée par un professionnel de santé, permet d’avancer plus sereinement.
🚫 Ne pas arrêter seul
Même si vous souhaitez vous en passer, ne modifiez pas votre traitement sans en parler d’abord à votre médecin ou à votre pharmacien.
📉 Réduire progressivement
Lorsqu’un arrêt est envisagé, la diminution se fait progressivement et doit être adaptée au médicament, à la durée du traitement et à votre situation.
🌙 Préparer son sommeil
Mettre en place de nouvelles habitudes de sommeil peut accompagner la réduction du traitement et aider à retrouver progressivement un sommeil plus naturel.
🧑⚕️ Être accompagné
Un professionnel de santé peut vous aider à évaluer les bénéfices et les risques du traitement et à choisir la démarche la plus adaptée.
Il ne s’agit donc pas simplement de choisir entre continuer un traitement ou l’arrêter : plusieurs approches peuvent être envisagées selon votre situation.
⚖️ Deux façons d’aborder le sommeil
Les médicaments peuvent avoir leur place dans certaines situations. Les approches non médicamenteuses peuvent, elles aussi, aider à améliorer le sommeil et sont particulièrement importantes lorsque les difficultés deviennent persistantes.
💊 Traitement médicamenteux
- Peut être utile dans certaines situations et pour certaines personnes
- Son intérêt mérite d’être réévalué régulièrement lorsqu’il est pris sur une longue période
- Certains somnifères peuvent entraîner somnolence, baisse de vigilance ou troubles de la mémoire
- Certains traitements peuvent entraîner tolérance ou dépendance lorsqu’ils sont utilisés régulièrement
🌿 Approches non médicamenteuses
- Peuvent aider à agir sur les habitudes et les facteurs qui entretiennent les difficultés de sommeil
- La TCC-I est une approche de première intention pour l’insomnie chronique
- Des horaires réguliers, la lumière naturelle et une activité adaptée peuvent compléter la démarche
- Peuvent accompagner une réflexion sur la réduction du traitement lorsqu’elle est décidée avec un professionnel
C’est probablement le message le plus important de cet article.
Si vous prenez régulièrement un somnifère, ne modifiez pas votre traitement de votre propre initiative.
Pour certains médicaments, un arrêt brutal peut provoquer des symptômes de sevrage ou une importante insomnie de rebond.
La diminution doit être adaptée au médicament, à la dose, à la durée d’utilisation et à la personne.
Pour les benzodiazépines et médicaments apparentés chez les personnes âgées, la HAS indique que l’arrêt doit être progressif et peut s’étaler de quelques semaines à plusieurs mois selon les situations.

Une diminution de la dose constitue déjà un progrès lorsqu’un arrêt complet n’est pas immédiatement possible.
L’objectif n’est pas de gagner une bataille contre le médicament.
L’objectif est de retrouver progressivement davantage de liberté et de confiance vis-à-vis du sommeil.
5 piliers pour retrouver
un sommeil plus stable
Lorsque le sommeil devient difficile, plusieurs approches peuvent aider à retrouver progressivement un rythme plus favorable. Elles peuvent aussi accompagner une réflexion sur le traitement, lorsqu’elle est menée avec un professionnel de santé.
La TCC-I
La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie agit sur les habitudes et les pensées qui peuvent entretenir les difficultés de sommeil.
Une heure de lever régulière
Se lever à des horaires relativement réguliers aide à donner un repère stable à l’horloge biologique et au rythme veille-sommeil.
La lumière naturelle le matin
S’exposer à la lumière naturelle en début de journée contribue à renforcer les repères qui règlent le rythme veille-sommeil.
Bouger dans la journée
Une activité physique adaptée pendant la journée peut favoriser un meilleur rythme de sommeil et contribuer au bien-être général.
Une routine calme le soir
Réduire progressivement les stimulations avant le coucher peut aider le corps et l’esprit à se préparer au sommeil.
Quelles alternatives aux somnifères peuvent réellement aider ?
Il existe une différence importante entre une astuce trouvée sur Internet et une approche structurée du sommeil.
Les stratégies les mieux établies ne reposent pas sur un seul « remède miracle ».
Elles agissent plutôt sur plusieurs éléments qui entretiennent l’insomnie.
C’est notamment le cas de la TCC-I, la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie, qui constitue une approche de référence pour l’insomnie chronique. Elle associe notamment travail sur les habitudes de sommeil, contrôle des stimuli, organisation du temps passé au lit, travail sur les pensées liées au sommeil et techniques de relaxation.
1. La TCC-I : une approche particulièrement intéressante
La TCC-I ne consiste pas simplement à apprendre à « mieux dormir ».
Elle cherche à comprendre ce qui entretient les difficultés de sommeil et à modifier progressivement certains mécanismes.
Par exemple :
« Si je ne dors pas maintenant, demain sera catastrophique. »
Cette pensée augmente la pression.
Plus on surveille l’heure, plus on s’inquiète de ne pas dormir, et plus le sommeil peut devenir difficile.
La TCC-I aide notamment à modifier cette relation avec le sommeil.
Elle peut comprendre :
- le contrôle des stimuli ;
- une organisation adaptée des horaires de sommeil ;
- un travail sur les pensées anxieuses ;
- des techniques de relaxation ;
- une meilleure compréhension du fonctionnement du sommeil.
Aujourd’hui, la TCC-I est considérée comme le traitement de première intention de l’insomnie chronique chez l’adulte.
Elle peut être proposée avec un professionnel ou, selon les situations et les ressources disponibles, par l’intermédiaire de programmes structurés.
C’est une piste particulièrement intéressante lorsque l’insomnie s’est installée dans la durée.
2. Stabiliser l’heure de lever
On pense souvent que, pour mieux dormir, il faut surtout se coucher plus tôt.
Ce n’est pas toujours le meilleur point de départ.
Une habitude beaucoup plus utile consiste souvent à maintenir une heure de lever relativement régulière.
Même après une mauvaise nuit, éviter de décaler fortement son lever aide à conserver un rythme veille-sommeil plus stable.
C’est aussi une manière de ne pas transformer une mauvaise nuit en mauvaise journée… puis en mauvaise nuit suivante.
3. Profiter de la lumière du matin
La lumière naturelle joue un rôle important dans la synchronisation de notre horloge biologique.
Après 60 ans, il peut être particulièrement utile de ne pas passer toute la matinée à l’intérieur.
Une promenade, un café pris près d’une fenêtre lumineuse ou quelques activités à l’extérieur peuvent contribuer à exposer l’organisme à la lumière naturelle.
Et cela rejoint une stratégie beaucoup plus large :
bouger pendant la journée et éviter de rester constamment à l’intérieur.
Pour approfondir ce sujet, notre article [Améliorer son sommeil après 60 ans : 12 solutions naturelles vraiment adaptées aux seniors] présente les principales habitudes favorables au sommeil.
4. Bouger régulièrement pendant la journée
L’activité physique régulière peut favoriser un meilleur sommeil, tout en apportant d’autres bénéfices pour la forme et le moral.
Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intense.
Une marche quotidienne, des exercices doux, du yoga adapté, du tai-chi ou une activité aquatique peuvent parfaitement trouver leur place dans une routine après 60 ans.
L’idée est simple :
être davantage actif pendant la journée pour donner au corps de bonnes raisons d’avoir envie de récupérer la nuit.
5. Créer un véritable sas entre la journée et la nuit
Le cerveau ne fonctionne pas comme un interrupteur.
Passer directement d’une journée remplie de sollicitations à l’obscurité complète ne favorise pas toujours l’endormissement.
Une routine calme peut servir de transition.
Par exemple :
- diminuer progressivement les lumières ;
- éloigner les écrans ;
- lire quelques pages ;
- écouter une musique calme ;
- pratiquer une respiration lente ;
- préparer tranquillement le lendemain ;
- noter sur papier ce qui préoccupe l’esprit.
La régularité compte davantage que la sophistication du rituel.
🌿 Mélatonine, plantes, magnésium : que peut-on en attendre ?
Certaines solutions peuvent être intéressantes dans des situations précises, mais elles ne conviennent pas à tous les troubles du sommeil. Leur efficacité peut varier et elles ne remplacent pas automatiquement un traitement ou une prise en charge adaptée.
🌙 La mélatonine
Certaines formulations peuvent être proposées chez les personnes de plus de 55 ans dans des situations précises. Leur intérêt dépend notamment du type de trouble du sommeil et de la formulation.
🌿 Les plantes
Valériane, passiflore ou autres préparations sont parfois utilisées pour favoriser la détente. Leur efficacité sur l’insomnie reste variable et elles ne sont pas sans précautions.
💊 Le magnésium
Le magnésium est souvent présenté comme une aide au sommeil, mais il ne constitue pas un traitement universel de l’insomnie. Son intérêt dépend notamment des besoins et de la situation de chacun.
🧑⚕️ Demander conseil
Si vous prenez déjà un somnifère ou d’autres médicaments, demandez conseil avant d’ajouter une mélatonine, une plante ou un complément. Les interactions et les contre-indications doivent être prises en compte.
Et la mélatonine, les plantes ou le magnésium ?
C’est souvent la première question lorsqu’on cherche une alternative « naturelle ».
Il faut pourtant éviter une confusion :
naturel ne signifie pas automatiquement efficace, adapté ou sans risque.
La mélatonine, par exemple, n’est pas un remède universel contre toutes les formes d’insomnie.
Son intérêt dépend de la situation, de la formulation utilisée et du profil de la personne.
Chez les personnes de plus de 55 ans, certaines formulations de mélatonine à libération prolongée peuvent être proposées dans des situations précises. Elles ne constituent toutefois pas une solution universelle contre l’insomnie.
De même, les plantes ou les compléments alimentaires ne remplacent pas une prise en charge adaptée lorsqu’une véritable insomnie chronique est installée.
Avant d’ajouter un produit à votre routine, particulièrement si vous prenez déjà plusieurs médicaments, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé.
Et si mes réveils nocturnes sont le vrai problème ?
Un somnifère peut parfois améliorer le sommeil sans régler la cause des réveils.
Des réveils fréquents peuvent être liés à de nombreux facteurs : habitudes de sommeil, environnement, douleurs, besoin d’uriner, anxiété, médicaments ou certains troubles du sommeil.
C’est pourquoi il est intéressant de ne pas chercher uniquement à « dormir plus profondément ».
Il faut aussi se demander :
« Pourquoi est-ce que je me réveille ? »
Si vos nuits sont surtout interrompues par des réveils répétés, consultez notre article [Réveils nocturnes après 60 ans : 5 causes fréquentes et quoi faire].
Si j’ai du mal à m’endormir, est-ce la même chose ?
Pas nécessairement.
Une personne peut dormir correctement une fois endormie mais rester longtemps éveillée au moment du coucher.
Dans ce cas, certaines stratégies sont différentes.
Notre article [Difficulté à s’endormir après 60 ans : 7 solutions simples et efficaces] approfondit spécifiquement cette situation.
Si les difficultés de sommeil deviennent fréquentes ou s’installent dans la durée, notre article [L’insomnie après 60 ans : mieux comprendre pour mieux agir] vous aidera également à mieux comprendre ce qui peut entretenir le problème.
L’intérêt de cette organisation est simple : plutôt que de présenter toutes les causes de mauvais sommeil dans chaque article, chaque contenu répond à une question précise.
⚖️ Quel problème de sommeil vous concerne ?
Tous les problèmes de sommeil ne se ressemblent pas. Identifier ce qui vous gêne le plus peut vous aider à trouver des conseils plus adaptés et à mieux comprendre ce qui entretient vos difficultés.
🌙 Votre difficulté principale
-
Difficile de vous endormir ?
Découvrez 7 solutions simples et efficaces pour faciliter l’endormissement après 60 ans. -
Vous vous réveillez pendant la nuit ?
Découvrez 5 causes fréquentes des réveils nocturnes et les pistes à envisager.
🧠 Des difficultés qui s’installent
-
Vos difficultés se répètent depuis longtemps ?
Mieux comprendre l’insomnie après 60 ans peut vous aider à identifier les approches adaptées.
Par où commencer si vous prenez actuellement un somnifère ?
Vous pouvez commencer simplement.
Étape 1 — Ne changez rien seul
Notez le nom du médicament, la dose et depuis combien de temps vous le prenez.
Puis prenez rendez-vous avec votre médecin ou demandez conseil à votre pharmacien.
Étape 2 — Observez votre sommeil
Pendant quelques jours, notez simplement :
- l’heure du coucher ;
- l’heure approximative d’endormissement ;
- les réveils nocturnes ;
- l’heure du lever ;
- votre état au réveil.
Il ne s’agit pas de surveiller obsessionnellement votre sommeil.
Le but est simplement d’avoir une vision plus réaliste de vos nuits.
Étape 3 — Commencez à améliorer vos habitudes
Pendant que la situation médicamenteuse est réévaluée, commencez à travailler sur les éléments que vous pouvez modifier :
heure de lever régulière + lumière naturelle + activité pendant la journée + soirée plus calme.
Étape 4 — Demandez si une TCC-I serait pertinente
Si les difficultés de sommeil durent depuis longtemps, demandez à votre professionnel de santé si une TCC-I pourrait vous convenir.
Une mauvaise nuit ne signifie pas que vous avez besoin d’un somnifère
C’est peut-être l’idée la plus importante à retenir.
Après 60 ans, le sommeil évolue naturellement.
Il peut devenir plus léger, comporter davantage de réveils et être réparti différemment au cours de la journée.
Cela ne signifie pas automatiquement qu’il existe une maladie du sommeil ou qu’un médicament est nécessaire.
En revanche, lorsque les difficultés deviennent fréquentes, durent dans le temps ou ont des conséquences importantes pendant la journée, elles méritent une véritable évaluation.
Le bon objectif n’est donc pas forcément de dormir comme à 30 ans.
C’est de retrouver un sommeil suffisamment réparateur, une bonne vigilance pendant la journée et davantage de confiance dans sa capacité à dormir.
✅ Mon premier pas pour mieux dormir
4 petits repères pour commencer à améliorer votre sommeil sans chercher à tout changer en même temps.
À retenir
Les somnifères peuvent avoir leur place dans certaines situations, mais leur utilisation prolongée après 60 ans mérite une réévaluation régulière.
Les principaux points à retenir sont :
- certains somnifères peuvent augmenter le risque de somnolence, de troubles cognitifs et de chutes chez les personnes âgées ;
- une prise prolongée peut entraîner tolérance et dépendance pour certains médicaments ;
- il ne faut pas arrêter brutalement un traitement pris régulièrement ;
- une diminution doit être discutée et accompagnée par un professionnel de santé ;
- la TCC-I constitue une approche de première intention pour l’insomnie chronique ;
- l’hygiène du sommeil, la lumière naturelle et l’activité physique peuvent compléter cette démarche ;
- naturel ne signifie pas nécessairement efficace ou sans risque.
Vous n’avez pas besoin de tout changer ce soir.
Commencez par comprendre votre sommeil, faites le point sur votre traitement et choisissez une première habitude simple à améliorer.
Petit à petit, le sommeil peut redevenir quelque chose que l’on accompagne plutôt que quelque chose que l’on redoute.

🌿 Questions que beaucoup se posent
Vous vous interrogez peut-être sur les somnifères, leurs risques ou les solutions qui peuvent aider à mieux dormir. Voici quelques réponses simples pour vous aider à y voir plus clair.
Utilisés dans certaines situations et sous supervision médicale, les somnifères peuvent être utiles. En revanche, chez les personnes âgées, une utilisation prolongée de certains médicaments peut augmenter le risque de somnolence, de chutes, de fractures et de troubles de la mémoire ou de la concentration.
C’est pourquoi un traitement pris régulièrement mérite d’être réévalué avec un professionnel de santé afin de vérifier qu’il reste nécessaire et adapté.
Non, pas systématiquement. La question n’est pas d’arrêter à tout prix, mais de se demander si le traitement est toujours nécessaire, à cette dose et dans votre situation actuelle.
Une réévaluation avec le médecin ou le pharmacien permet de décider s’il est préférable de poursuivre, de diminuer ou d’envisager un arrêt progressif.
Il ne faut jamais arrêter brutalement un somnifère pris régulièrement. La diminution doit être progressive, adaptée au médicament et à la personne, et accompagnée par un professionnel de santé.
En parallèle, mettre en place des stratégies non médicamenteuses, notamment une routine du soir et, lorsque cela est indiqué, une TCC-I, peut aider à accompagner cette démarche.
Pour l’insomnie chronique, la TCC-I (thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie) est considérée comme l’approche de première intention.
D’autres habitudes peuvent compléter cette démarche : horaires de sommeil réguliers, lumière naturelle le matin, activité physique pendant la journée et routine calme le soir.
La mélatonine n’est pas un remède universel contre toutes les formes d’insomnie. Chez les personnes de plus de 55 ans, certaines formulations à libération prolongée peuvent être proposées dans des situations précises.
Les compléments de mélatonine peuvent également avoir un intérêt dans certaines situations, mais leur effet reste variable. Ils ne remplacent pas les approches comportementales. Si vous prenez déjà d’autres médicaments, demandez conseil à un professionnel de santé avant d’en utiliser.
Oui, certains somnifères peuvent entraîner une baisse de vigilance, des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire ou une sensation de « brouillard mental », particulièrement chez certaines personnes âgées.
Si vous remarquez ce type de symptômes, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Il pourra déterminer si le médicament, sa dose ou une autre cause pourrait être en jeu.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez construire une démarche complète, commencez par notre Guide Mieux dormir après 60 ans.
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- Améliorer son sommeil après 60 ans : 12 solutions naturelles vraiment adaptées aux seniors
- L’insomnie après 60 ans : mieux comprendre pour mieux agir
- Difficulté à s’endormir après 60 ans : 7 solutions simples et efficaces
- Réveils nocturnes après 60 ans : 5 causes fréquentes et quoi faire
- Mieux dormir après 60 ans : 5 habitudes qui peuvent perturber vos nuits





