Bien manger après 60 ans : des repères simples pour soutenir votre santé et votre énergie

Bien manger n’est ni une performance, ni une liste d’interdits.
C’est avant tout une manière de soutenir votre énergie, votre moral, votre digestion, votre force musculaire et votre immunité, jour après jour.
Après 60 ans, l’alimentation garde la même mission qu’à tout âge — vous nourrir —
mais elle devient parfois un peu plus stratégique.
Votre corps change.
Votre appétit peut fluctuer.
Certains aliments “passent” moins bien.
Et vos priorités évoluent.
👉 L’objectif n’est pas de manger “parfaitement”,
mais de manger de façon plus adaptée à votre réalité.
Revenir à l’essentiel, loin des conseils contradictoires
“Mangez ceci.”
“Évitez cela.”
“Faites jeûne.”
“Faites keto.”
Si vous avez l’impression de recevoir trop de messages opposés, vous n’êtes pas seul(e).
Le but de ce guide est volontairement simple :
👉 revenir à des repères clairs, réalistes et adaptables à votre quotidien.
Rien ne sert de viser la perfection.
Ce qui fait la différence sur la durée, c’est la régularité et la bienveillance envers vous-même.
Avant de commencer : un mot de prudence
Si vous vivez avec une maladie chronique
(diète diabétique, maladie cardiovasculaire, insuffisance rénale, troubles digestifs importants, dénutrition, etc.),
ou si vous prenez des médicaments influençant l’appétit ou l’absorption des nutriments :
👉 discutez avec votre médecin, pharmacien ou diététiste-nutritionniste avant de modifier radicalement vos habitudes.
Cela permet d’éviter des ajustements inutiles
et d’avancer en toute sécurité.
1️⃣ Après 60 ans, qu’est-ce qui change vraiment ?
Il n’existe pas une seule “bonne” façon de manger pour toutes les personnes de 60 ans et plus.
En revanche, certaines tendances physiologiques sont fréquentes.
Ce que l’on observe souvent :
- Le métabolisme peut ralentir,
ce qui signifie parfois un besoin calorique légèrement plus bas. - En parallèle, certains besoins nutritionnels deviennent plus importants ou plus difficiles à couvrir
(protéines, vitamine B12, calcium, vitamine D, fibres, potassium). - La masse musculaire tend à diminuer avec l’âge si elle n’est pas entretenue,
un phénomène courant que l’alimentation peut aider à ralentir, surtout avec un peu de mouvement.
👉 Même si vous mangez parfois moins qu’avant, votre assiette gagne à être plus “riche” en nutriments.
Moins de calories “vides”.
Plus d’aliments qui apportent réellement ce dont votre corps a besoin.
Une image simple à retenir
Imaginez votre alimentation comme une boîte à outils.
Après 60 ans, vous n’avez pas forcément besoin de plus d’outils,
mais de choisir ceux qui font le travail efficacement.
2️⃣ Les piliers d’une assiette équilibrée (version facile)
Sans entrer dans des calculs compliqués, deux principes suffisent :
✔️ Principe 1 : manger varié, le plus simplement possible
En privilégiant des aliments peu transformés, quand c’est possible.
✔️ Principe 2 : structurer les repas autour de grandes familles
- Légumes et fruits
- Sources de protéines
- Féculents de qualité / céréales complètes
- Bons gras
- Hydratation
L’Organisation mondiale de la santé propose un repère d’environ
400 g de fruits et légumes par jour (environ 5 portions).
👉 Ce n’est pas un objectif “au gramme près”.
Si vous en êtes loin aujourd’hui, ajouter une seule portion de plus par jour est déjà un excellent pas.
Les petits ajustements tiennent souvent mieux que les grandes révolutions.
3️⃣ Les nutriments à surveiller (sans obsession)
Après 60 ans, certains nutriments méritent un peu plus d’attention —
sans vous transformer en calculatrice nutritionnelle.
Protéines : force, récupération et autonomie
Les protéines soutiennent :
- la masse musculaire
- les défenses immunitaires
- la réparation des tissus
Sources simples
- Poisson, volaille, œufs, produits laitiers
- Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), tofu
- Noix et graines (en complément)
👉 Astuce pratique
Répartir les protéines sur la journée aide beaucoup.
Un œuf, un yaourt, du fromage cottage ou des restes de poulet au déjeuner peuvent déjà faire la différence.
Fibres : digestion, cœur et glycémie
Les fibres favorisent :
- un transit plus confortable
- une meilleure satiété
- une régulation de la glycémie
Sources courantes
- Céréales complètes (avoine, pain complet, riz brun, quinoa)
- Fruits, légumes, légumineuses, noix
👉 Allez-y progressivement et buvez suffisamment pour éviter l’inconfort digestif.
Calcium et vitamine D : os et équilibre
Le calcium soutient la solidité osseuse,
et la vitamine D aide à son absorption.
Sources possibles
- Produits laitiers ou alternatives enrichies
- Boissons végétales enrichies
- Certains légumes verts
👉 Pour la vitamine D, l’alimentation ne suffit pas toujours.
Votre médecin est la meilleure personne pour discuter d’une éventuelle supplémentation.
Vitamine B12 : énergie et système nerveux
La vitamine B12 est surtout présente dans les aliments d’origine animale.
Sources
- Poisson, viande, volaille
- Œufs et produits laitiers
Si votre consommation de produits animaux est faible,
un ajustement spécifique peut être nécessaire, à valider avec un professionnel.
Potassium : équilibre cardiovasculaire
Le potassium est largement apporté par :
- fruits et légumes
- légumineuses
- certains produits laitiers
👉 En cas de maladie rénale, ce nutriment doit être encadré médicalement.
4️⃣ L’hydratation : souvent sous-estimée après 60 ans
Avec l’âge, la sensation de soif peut diminuer,
ce qui augmente le risque de déshydratation.
Comment vous aider sans vous forcer
- Gardez une boisson à portée de main
- Buvez par habitudes : au lever, aux repas, en après-midi
- Variez : eau, tisanes, bouillons légers, eau aromatisée maison
👉 Si vous avez une restriction hydrique, suivez d’abord les consignes médicales.
5️⃣ Manger pour mieux vivre avec certaines conditions fréquentes
Sans promettre de “guérir”, l’alimentation peut soutenir la gestion de nombreuses situations.
Glycémie fragile
- Repas réguliers
- Protéines + fibres + aliments peu transformés
Cœur et tension
- Plus de végétaux et d’aliments simples
- Attention au sodium “caché” des produits industriels
Santé osseuse
- Calcium suffisant
- Vérification de la vitamine D avec un professionnel
6️⃣ Les obstacles réels… et des solutions réalistes
Baisse d’appétit, fatigue, mastication difficile, budget, manque de motivation :
👉 ce sont des réalités, pas des échecs personnels.
Quand l’appétit diminue
- Miser sur de petites portions riches
- Fractionner les repas
Quand mâcher est difficile
- Textures tendres
- Soupes, œufs, poissons, légumineuses bien cuites
Quand cuisiner fatigue
- Surgelés nature
- Conserves utiles
- Aliments déjà préparés (sans culpabilité)
Quand le budget est serré
- Légumineuses
- Œufs
- Produits surgelés simples
Quand la motivation n’est pas là
👉 Les systèmes durent plus que la motivation :
- un petit objectif par semaine
- 2 ou 3 repas “répères”
- une base préparée à l’avance
7️⃣ La pleine conscience alimentaire, sans pression
Manger en pleine conscience ne signifie pas “tout analyser”.
Quelques repères simples :
- manger sans se presser quand c’est possible
- observer la faim et la satiété, même approximativement
- rechercher le plaisir
🌱 Le mot de la fin
Bien manger après 60 ans,
ce n’est ni se priver, ni se surveiller constamment.
C’est se donner des chances :
- plus d’énergie
- plus de confort digestif
- plus de force
- souvent un meilleur moral
Vous avez le droit d’avancer à votre rythme,
avec des solutions réalistes et humaines.



